dimanche 13 janvier 2008

vos délires font désordre

Hey hey hey. Sens-tu comme ça s'affole?
Tu les entends les tambours au loin?
J'ai idée que le message qu'ils colportent annonce de sacrées réjouissances, parce que ce rythme là, endiablé comme il est, promet des nuits de danse et de sueur.

Depuis quelques jours, la bataille s'est installée dans nos propriétés. depuis qu'on a mis sarangheyo à l'étable, les volontaires ont trouvé l'adresse tout seuls et affluent de toutes parts pour venir gonfler notre armée. Volontaire : mon ventre qui se noue. Volontaire : ton triple happiness au réveil d'un cauchemar. Volontaires : le manque, le désir qui bat, l'îvresse où tout chancelle, le son des voix entendues, chaque seconde qui passe. Volontaire enfin, l'évidence qui s'installe, chaque jour plus confortable dans le doux lit qui nous attend.

Alors Honey. Ca secoue hein, cette diablerie! Et que ça arrive pile quand on décide de s'aimer sous cape, en mode déni, c'est un clin d'oeil encore que nous fait la Tour Eiffel depuis les cieux qu'elle nous indique si souvent.
On dirait bien Honey que les graces, tout comme la pluie sur Londres, ne vont pas s'arrêter de tomber de sitôt. Parce qu'à chacune de nos tentatives pour tempérer l'enchantement ou circonscrire les ravages, il y a des anges ou je ne sais quels démons, quand ce ne sont pas d'improbable lutins, pour nous claironner, nous chantonner, nous narguer sur tous les tons et nous dire : Rien à faire les amis, l'amour a des raisons que la raison ignore. Battez vous tant que vous voulez, nous on se charge des miracles!
Et ils rigolent avec leurs arcs et leurs flèches, parce qu'ils ont réussi à nous faire croire qu'ils étaient les légions romaines, et que nous on a cru qu'on était des gradés, de grands généraux et tout, alors qu'ils étaient des amours malicieux et nous leurs jouets subjugués et ravis.
Vos désirs sont des ordres milady, ici s'arrête ce post. Déshabillez-vous maintenant, j'arrive!

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