vendredi 4 janvier 2008

A Ravir

Il est question de kidnapping, Honey, et de rapt. De délices aussi qui nous arrachent à la pesanteur. Je flottais dans la rue ce matin, léger, hors du monde. Avec quand même cette inquiétude : la peur de te voir souffrir. Est-ce qu'on peut ranger notre affaire quelque part? Dans une case? Un statut? Toujours elle nous emporte, nous entraîne, nous surprend et nous éblouit. C'est un mouvement, Honey, cette affaire là. Normal qu'on veuille la saisir et l'attacher, la faire tenir en place, la ligoter et l'étreindre. Mais elle fuit, et nous échappe, nous enlève et nous kidnappe hors de nous mêmes. Elle nous ravit, nous éblouit et nous surprend.
Nous ne sommes pas au bout de nos joies Honey. Pense à ton destrier, le bouillant Sarangheyo. sais-tu ce qu'il fait quand il piaffe ainsi à l'aube d'une chevauchée fantastique? Il ronge son frein.
On doit apprendre ça non?
Je t'aime de plus en plus.

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