vendredi 11 janvier 2008
stable
Sarangheyo, cheval fougueux, créature épatante par la robe et par la course. Événement que personne n'attendait, le cheval sur qui nul ne misait faisait scandale d'entrée de jeu. Songe un peu Honey á la chance qu'on a eue d'être jetés l'un contre l'autre par cette fillette aux allures de lutin infantile. Il a surgi du choc de nos goûts, le grand diable en "A" majuscule : Sarangheyo le déclassé, le chimérique, l'infréquentable, conçu au forceps et né dans un flash. Condamné dès les premiers jours, pourtant piaffant d'emblée et lancé á pleine course. Notre conquète, notre cadeau, déja au galop contre toute attente. On voit bien qu'il est invincible, qu'il ne sera jamais vaincu. C'est un outsider flamboyant qui nous effraie et nous éblouit. Sarangheyo n'est pas un sentiment même s'il est amour. Il est une évidence physique et renversante, une destinée, une révolution. Les chiens aboient, mais la caravane passe mon amour.
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