Cela faisait longtemps que je pensais nous dédier ce poème de Catulle, le numéro cinq, le fameux chiffre, celui qui précède le six du cycle éternel. Alors ce soir, petite pensée pour toi en parcourant les pages de mon Gaffiot et je vois combien notre amour est beau. Souvent tu dis que je ne m'en rends pas compte mais c'est faux. Je suis toute aussi époustouflée, émoustillée, émue, émerveillée et je garde mes sourires béats dans ton coeur d'homme mûr et je chéris chaque instant passé dans tes bras. Et cette évidence là qui me sert le coeur, tu la sens aussi ou suis-je seule folle?Je ne sais pas mon amour,comment, ni quand mais je sais. Mais j'espère bientôt . Oui le plus tôt.
Vivons, ma Lesbie, et aimons-nous. Moquons-nous comme d'un as des murmures de la vieillesse morose. Le soleil peut mourir et renaître : une fois morte la flamme brève de la vie, il nous faut tous dormir dans la nuit éternelle. Donne-moi mille baisers, et puis cent ; puis mille autres, et puis cent ; puis encore mille autres, et puis cent puis, après des milliers de baisers, nous en brouillerons le compte pour ne plus le savoir et pour qu'un méchant ne puisse nous jeter un sort, en sachant lui aussi le compte de nos baisers !
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