Il est un bateau qui voulait prendre la mer.
Plutôt....Que je voulais voir prendre la mer.
Retour au port.
Je suis...
Femme de lettres, femme de mots, femme de tête et non plus de chatte car le feu s'est éteint, mon corps me fait horreur, je me sens éteinte, lasse , faible, fatiguée d'avoir voulu avoir le dernier mot, fatiguée de rêver éveillée, éternelle somnambule qui cherche la lumière.
Et cette lettre pour ne pas renier les autres, pour ne pas me renfermer comme une huître, pour ne pas virer amère, a-mer, sans mer.
Et j'ai le mal de mer,oui, je supporte moins bien que prévu la navigation.
Ce blog, témoignage d'un temps révolu où je t'ai aspiré dans mes danses folles, et jai peur d'aller y contempler combien, à côté de la plaque,je me suis oubliée.
J'ai refusé de les voir. Tes signes d'alerte, tes faisceaux lumineux pour me guider à l' atterrissage.
Je me demande pourquoi tu m'as écrit toutes ces choses, pourquoi je m'y suis accrochée, pourquoi je les ai accrochées pour faire ce film et je me sens bien bête de m' être crue exceptionnelle quand je sautais à pieds joints dans le cliché, dans la posture de la maîtresse qui attend on ne sait qui, on ne sait quoi; bien niaise d'avoir cru t' attraper, bien sotte d' avoir cru que je te partagerais sans souffrance et désormais me voilà à songer à me brider quand je veux tout te donner.
Je remets le casque mais je marche à pied.
Comme il est loin le temps de Jules César.
Je marche à pied et ce que je recois en plein visage, c'est le vent mauvais de la déception, de la sensation de ne pas être fille,femme ou même chien assez bien pour que tu lises et écrives sur ce blog; le vent mauvais qui gifle en plein visage l' orgueilleuse qui faisait des pieds de nez à la Terre entière et qui y croyait.
Il me semble que je t'aime mal, que je t'étouffe d'amour jusqu'à la culpabilité on dirait de ne pas pouvoir y répondre, de ne pas vouloir y répondre. Toi et tes yeux attendris devant tant de jeunesse; le coeur assis entre deux chaises, accroché et tendu vers l'ailleurs, à l'affût, aux aguets, méfiant et sombre, doux et rêveur aussi avec toutes ces grues et ces pierres venus des chaleurs tropicales.
Je suis....
Narcoleptique
Qui sait?
ce nest pas le jeu et ce nest pas la chandelle
ce nest pas le cheval ou l'écurie vidée
cest simplement moi qui t'aime.
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