vendredi 1 février 2008

C'est un trou de verdure où coule une rivière

Le ruisseau prend sa source au plus profond de l'être, au plus profond, deep deep inside et jaillit soudainement, confusément avec abondance et vigueur pour troubler les esprits et les corps. Et la vague de désir qui le domine, puissante et entêtante , sourde dans la poitrine, électrise la peau, fait sortir le curieux montagnard toujours à l'affût de ce qui se passe dans la vallée et pousse son timide voisin à pointer le nez dehors pour voir ce qu'il s'y trame. Les prémisses de beaucoup d'agitation.
Le ruisseau file et descend sur son tapis de chair, doux mais plein d'irrégularités, il se faufile entre les écueils, se loge dans les recoins avant d'entrevoir la lumière, enfin. La vallée où il s'écoule lentement mais sûrement, prenant au contact de l'air une couleur de lune.
Il se déverse calmement dans l'attente de..de quoi? de voir le passage obscurci,pénétré,empli, de se voir remonté par un bateau insubmersible, une lame qui fend les eaux lisses et onctueuses. Oui oui oui mais oui, par toi et ta peau fine, rosée, tendue, qui doit se couler dans la moiteur car le flot s'amplifie sous les caresses, sous les regards des montagnards, frémissant d'excitation.Au nez plus pointus que jamais. Et bientot une douce clameur se fait entendre: nos gémissements quasi simultanés qui montent du fond de nos gorges pour s'échapper malgre nous, avec nous, pour nous, l'expression même de ce plaisir chaque fois renouvelé quand enfin tu me pénètres pour la première fois, debut de plusieurs autres, et quand enfin nous sommes emboités.

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